Savoir ceci vous fera sûrement paraître plus culturé à votre prochain souper


Lors d’un projet comme celui que nous planifions accomplir  en janvier 2013, beaucoup de facteurs pèse dans la balance de la réussite versus l’échec : la motivation, l’organisation, la préparation, la situation économique personnelle. Mais sur place, au camp de base et au moment de gravir la pente jusqu’au sommet, un facteur déclasse tous les autres : la forme physique ET mentale. Je reviendrai sur la force du mental dans un prochain article (ce pourrait être le sujet d’années écriture). Mais ici, laissez-moi vous donner un aperçu des requis en termes de forme physique et d’endurance.

Des montagnes comme le Cotopaxi (que Jan a grimpé) et Orizaba (que j’ai grimpé) culminent à des altitudes amplement haute pour réduire la pression partielle d’oxygène à des niveaux qui limitent sérieusement les performances aérobiques requises de n’importe quels muscles.

La capacité aérobique d’une personne peut se mesurer en terme de son VO2 max (le maximum d’oxygène que la personne peut consommer). La quantité d’oxygène consommé est directement proportionnelle à la quantité de travail qu’accompli une personne à un instant donné. Par exemple : marcher une pente demande une certaine quantité d’oxygène. Courrir la même pente demande plus d’oxygène. Lorsqu’une personne court à sa vitesse maximale, elle consomme son maximum d’oxygène, son VO2 max. L’altitude à pour effet de réduire le VO2 max d’une personne, donc limite ses performances. Grimper le mont St-Bruno (pente de 30 deg) à 2 kmh avec un sac de 40 lbs requiert la même quantité de travail que de grimper le mont Everest sur une pente de 30 deg, à 2 kmh avec un sac de 40 lbs. Cependant, la capacité de votre corps à fournir l’oxygène aux muscles qui travaillent étant réduite en altitude, vous travaillez très proche de votre maximum théorique.

Le meilleur moyen de s’entrainer pour l’altitude, c’est d’aller en altitude. Malheureusement pour nous, il n’y a pas de montagnes le permettant dans tout le nord-est de l’Amérique. Heureusement, il existe d’autres façons de maximiser les performances, limiter les dangers du mal des montagnes (nausée, mal de tête, engelures, oedème) et augmenter le plaisir de la grimpe : augmenter son VO2 max (même au niveau de la mer) fait en sorte de travailler à un niveau plus bas (relativement à son maximum) et nous permet de pousser l’effort plus loin.

C’est à cette tâche que Jan et moi dédirons la majeure partie de l’année 2012. Et ça pourrait même être la seule résolution du nouvel an que j’aurai tenu de ma vie !

Dim

P.S. j’aimerais bien qu’un physiothérapeute ou médecin mette son grain de sel sur la théorie du VO2 max.

P.P.S. Vendredi soir dernier, c’était mon anniversaire ! Merci à tout le monde pour la soirée. Il manque juste Vanessa et Malik sur cette photo de groupe !

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