Triathlon d’Oka 2012 : mon baptème du Triple Effort


C’est hier, dimanche le 27 mai 2012, que s’est déroulé mon baptème du Triple Effort au triathlon Sprint d’Oka. Mon réveil-matin sonne à 5h45, je m’extirpe du lit à 5h50. Je fais confiance à deux oeufs et une baguette fraîchement cuite pour me remplir l’estomac et traverser l’épreuve de ce matin. Après avoir pris soin de ne rien oublier, je quitte en direction d’Oka à 6h35. J’arrive à 7h30 et me familiarise avec le site et la zone de transition. Je place mon équipement à terre et mon vélo sur les supports prévu à cet effet. Je m’enregistre, je prends la puce électronique, mon dossard et mon casque de bain. Je retourne à mon équipement. Est-ce que j’ai oublié quelque chose ? non. Après le meeting pré-course, tout le monde se dirige vers la plage où sera donné le départ. Une horreur me  vient à l’esprit. Où sont mes lunettes de natation ? Je me retourne avec l’idée de courrir jusqu’à l’auto ou la zone de transition où j’aurais pu les avoir laissés. Mais non, idiot, ils pendent à ton cou. On se calme.

Plage d’Oka, 8h58

Température de l’air : 20 deg C

Température de l’eau : 14 dec C

Synthèse de la course

Sur la plage. On nous demande d’avancer dans l’eau jusqu’à la boué de départ. Bordel que l’eau est froide. Mais seulement mes pieds nus le ressentent, car le reste de mon corps est sous le wetsuit qui fait bien la job. Le départ est sonné. On se met à marcher vite puisque nous touchons encore facilement le sol. 30 sec plus tard, je regarde ma montre et me rends compte que je n’avais pas démarré mon chronomètre. Ça commence bien mon Dim, ça parait que c’est ta première fois huh ? Je le démarre et continu à marcher. Ça devient plus creux, mais la pente est à peine perceptible. Les premiers nagent, car ils sont plus rapides ainsi, mais moi et une majorité d’autres continuons à marcher, car nous savons que nous sommes plus rapide que notre vitesse de nage respective. 4 minutes. Le niveau de l’eau est à la hauteur du plexus. Je lance à voix haute : « Bon ben, finalement, c’est un duathlon qu’on fait là ». Quelques rires autour de moi. Avant de franchir la première boué (1er tier), il faudrait bien que je test ma nage en eau libre. Je me met à l’horizontal, je prend une bouffé d’air et j’expire sous l’eau par le nez. Aussitôt, je sens ma respiration et mon rythme cardiaque s’accelérer. Je ne vois pas les carreaux du fond de la piscine. L’eau froide sur mon visage me fait un choc thermique. Maudit cerveau ! je suis dans l’eau depuis 5 min. t’as pas eu le temps de t’adapter ? Je me relève après 4 ou 5 moulins de bras et continu à marcher. Je passe la première boué avec moins de 25 sec de retard sur les premiers, car notre marche n’est pas si lente par rapport à leur nage. Entre la boué 1 et 2 (mi-chemin de l’épreuve de nage),  de l’eau jusqu’aux épaules, on doit nager. J’essaie en gardant la tête hors de l’eau et je tente quelques expirations sous l’eau. Tranquillement, mais le coeur battant à tout rompre, j’atteinds la 2e boué (2 tiers). J’arrive à établir un rythme constant, tout en sortant de temps en temps la tête pour réajuster ma trajectoire sur le drapeau de la plage. 13 min. Puisque je me dirige perpendiculairement à la plage, le niveau de l’eau diminue plus vite qu’il montait au début (départ en diagonal) et je touche enfin terre. 15 min.

Je sors de l’eau et titube un peu sur la plage. Les gens applaudissent et nous encouragent très fort des deux côtés pendant que je vis enfin mon premier moment de joie de ce premier triathlon, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. J’entends à ma gauche : « Pis, l’eau es-tu bonne ? ». « Est écoeurante », que je lui répond en dézipant mon wetsuit. Je cours en direction de la piste cyclable menant à la zone de transition 150-200 m plus loin.

J’entre dans la zone de transition. BIP… temps intermédiaire : 16’56 . J’arrive devant mon vélo et ma serviette étendu par terre. Je fige. Bon, qu’est-ce je fait maintenant ? Ce qui m’a s’emblé comme une éternité a en fait duré 1.5 sec. J’enlève la puce électronique à ma cheville en pensant qu’elle me dérangerait pour enlever le wetsuit. N’oublie surtout pas de la remettre, Dim ! J’enlève mon wetsuit, je remets immédiatement la puce. J’enlève mon casque de bain et mes lunettes de natation. Je met mes lunettes de soleil et mon casque de vélo. Je me demande si je devrais essuyer mes pieds plein de sable et de terre avant d’enfiler les souliers de vélo. Après tout, c’est pour ça que j’ai amené la serviette. Pas le temps Dim, frottes les seulement 2 coups sur tes tibias avant d’enfiler les souliers. Je prend le vélo et me met à le pousser pour sortir de la zone de transition. J’avais planifié faire redescendre mon rythme cardiaque pendant la transition, mais ça n’a pas été le cas autant que je l’avais prévu. 163 BPM au plus bas. L’endroit où on pouvait embarquer sur le vélo n’était pas indiqué, alors quand je me suis tanné de le pousser, j’ai demandé à un bénévole qui nous instructait de prendre à droite : »Je peux monter sur mon vélo ? » « OUI » ça te tentait pas de me le dire plus tôt ?

Le trajet de vélo démarre bien, malgré le fait que mes jambes ont poussé fort pour marcher dans l’eau. Tout à coup, la soif m’envahit. J’essaie de boire tout en reprenant mon souffle, mais je n’arrive ni à étancher ma soif, ni à reprendre mon souffle. Je suis condanné à l’effort. Sur la route principale, il y a beaucoup de dénivéllations. En entraînement, je me fiais beaucoup sur la vitesse moyenne que je pouvais maintenir, mais ici, ça ne vaut rien. Je suis à 10-15 km/h en montée, 50-60 en descente. Je me fais dépasser par de vrais cyclistes. Wow Dim, t’as battu ces gars-là en natation !! Durant les 20 km de vélo, je perds 6-7 positions. Durant les deux dernièrs kilomètres, je sentais qu’une future crampe potentielle se développer dans mon molet gauche. Je me protégeais en fléchissant la cheville pendant que je pédalais. J’arrive à l’endroit où il faut descendre du vélo. Je met le pied à terre. AAaaaaaaaouchhhhhh elle a explosé. Je bouette en courant jusqu’à la zone de transition.

Je dépose mon vélo et enfile mes souliers de courses et la ceinture de gourdes qui porte mon numéro. Encore une fois, ce n’est pas tant mon coeur battant à tout rompre qui me dérangeait, mais plutôt ma respiration qui ne voulait pas se calmer. Je me sentais incapable de prendre une grande inspiration complète qui m’aurait fourni l’oxygène que mon corps demandait. J’avais aussi très soif, alors je prends 2 mini-gourdes de ceintures. Je sort de la zone de transition et j’essaie d’établir ma cadence de 5 km. J’essaie de m’hydrater. même problème qu’en vélo, incapable de respirer et boire en même temps. La ceinture de course, trop lousse chargé avec les 2 gourdes ballote dans mon dos. Je sort les gourdes et cours avec dans mes mains, j’essaie de boire, je me tanne, je dépose les gourdes sur la bordure gauche du sentier pour les reprendre lors du retour. J’arrive finalement à reprendre un souffle régulier et établir mon rythme. Au bout du sentier, 2.5 km. Une table et deux bénévoles me tendent de l’eau et des gatorade. Je prend un gros 2 sec arrêté pour vider un verre complet. Je reparts et j’augmente graduellement la cadence. J’attends le dernier kilomètre pour donner l’accélération finale et finir en beauté. Et c’est bien là l’utilité de la montre GPS. Puisqu’il n’y avait pas de pancarte de distance, je me suis fié à ma montre pour déterminer le km 4. La ferme Dim, t’as pas à te justifier…

Dans la dernière ligne droite, on annonce mon nom sur les hauts-parleurs et je franchis la ligne d’arrivée sous les applaudissements. Ça y est, je suis un triathlète.

Après mon premier Triathlon

Je vais me chercher une belle assiète pleine de salade de pâtes, de melons, d’oranges, de bananes et de nectarines. Je profite de la belle atmosphère en mangeant. Je vais ensuite me changer et ranger le vélo dans l’auto. Je reviens dans la zone festive pour assister à la cérémonie des médailles. Ils annoncent le vainqueur Hommes : C’est Benoit Robert, LE gars s’entraîne à la même piscine que moi et c’est lui-même qui m’a proposé de m’inscrire à ce triathlon d’Oka !! Ensuite, ils commencent à annoncer les 3e, 2e et 1er de chaque catégories d’age (16-19, 20-24, 25-29, etc).

« Catégorie 25-24 ans, 2e position, Dimitri …. (pause vocale, sûrement pour lire un nom compliqué)…… »  ça doit être un autre Dimitri.     « ….. Kiselkov !!! (et bien prononcé en plus!)  QUOI ??? Ébahi et tout sourire je penche la tête pour recevoir la médaille, j’étais tellement pas préparé que j’ai pas serré la main du monsieur. Je monte sur le podium avec la fille 2e, les deux 1er et la 3e. Souris pour la photo !

J’apprends plus tard, qu’on était 4 hommes de 25-29 ans, hahah. Doesn’t matter, still 2nd place.

Mon temps officiel 1:25’07. Mon objectif était de 1:23’00. C’est un petit deux minutes que je tenterai de rattraper la prochaine fois ! L’enregistrement de la course par ma montre Suunto Ambit pour un apeçu du parcours et mes vitesses sur Movescount. L’analyse de mes temps intermédiaires et performances dans chaque épreuves suivra dans le prochain article.

ciao !

Dim

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2 réponses à “Triathlon d’Oka 2012 : mon baptème du Triple Effort

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