Ascension Hivernale Du Mt Washington Et Mt Jefferson, White Mountains. Le Récit De « 2 Guys In Another Corner Booth »


Vendredi 10 février 2012, 13h16

Pierre-Luc m’attend dans le parking à mon travail. Nous partons en début d’après-midi pour éviter le rush hour du vendredi. 4h plus tard, on arrive à Gorham, New Hampshire, pour faire l’épicerie et on jure (une fois de plus) qu’on ne fera plus jamais l’erreur d’attendre aux États-Unis pour faire l’épicerie.

Vers 19h, nous sommes enregistrés au Visitor Center de Pinkham Notch (au pied du Mt Washington) et prêts à partir à la lueur de nos lampes frontales vers Harvard Cabin, un chalet rustique en bois rond pour y passer la nuit.

Samedi 11 février 2012, 5h32

Mon alarme retentit et on s’extirpe de nos sacs de couchages pour préparer notre petit déjeuner avant tout le monde pour éviter la congestion.

On quittera finalement le chalet à 7h20 après avoir reçu un compte rendu sur les conditions météos et les risques d’avalanches de la journée par le gardien du chalet. Nous sommes les premiers à entrer dans le bol du ravin Huntington ce matin. On se dirige vers Central Gully, la voie moins technique et adapté à notre expérience.

Central Gully – une des nombreuses voies pour sortir de Huntington ravine

On met nos crampons à mi-chemin dans le bol et on s’engouffre dans la Central Gully vers 8h45

Petite pause en plein centre de Central Gully

On arrive sur le faux-plat du Mt Washington, Alpine Garden à 10h10. Il reste encore 1h pour atteindre le sommet. C’est une météo presque parfaite qui nous a accompagnés tout au long de notre grimpe. Une température d’environ -8°C, un couvert nuageux, mais aucun vent, ce qui arrive 1 ou 2 fois dans l’année sur le Mont Washington.

Alpine Garden

Au sommet du Mt Washington à 11h. La 1ière fois pour Pierre-Luc, à pied. La 4e de Dimitri, 1ière fois en hiver.

Mais on s’est fait battre de vitesse par des touristes en autobus à chenilles.

On redescend par Lion Head trail et on croise beaucoup de Québécois qui sont en route vers le sommet à leur tour. La descente est abrupte dans la forêt et on retourne au refuge pour ramasser le matériel qu’on avait laissé pour la journée. On arrive finalement au stationnement de Pinkham Notch à 15h30. Une soupe à l’oignon, un burger, un T-bone et une bonne bière, ça descend bien après une telle montée.

Dimanche 12 février 2012, 5h00, Auberge Hitchiker’s Paradise

Le froid m’empêchait de dormir depuis déjà plus d’une 1h. C’est pourquoi l’alarme ne m’as pas réveillé quand elle à sonné à 5h00. On met le pied à terre et on quitte l’auberge à Gorham en direction du McDo pour un déjeuner de champions.

6h30, Stationnement de Castle trail pour le Mt Jefferson. -17°C

Ajoutez le facteur vent et vous obtenez une recette pour avoir le droit de s’inquiéter de la réussite de l’objectif de la journée.

Castle trail est très longue. Et le dernier tiers, dans la zone alpine, est très exposé au vent habituellement présent au sommet des White Mountains. Nous avons mis nos crampons et laissé un surplus de poids (raquettes et nourriture) à l’entrée de la zone alpine dans le but d’être plus rapide et moins longtemps exposés au vent glacial.

Il est très démoralisant de grimper un talus, seulement pour en voir un plus gros, plus loin derrière, le grimper à son tour, et en voir un autre plus loin encore. C’est à peu près ce que vous vivrez pendant 1h30 au-dessus de la zone alpine et jusqu’au « vrai » sommet de Jefferson. Le « vrai » sommet est entre guillemets, car nous « croyons » l’avoir foulé. « Croyons » est entre guillemets, car nous ne pouvions en être sûr parce qu’il n’y a pas de pancarte officielle, seulement un très gros inukshuk (piles de roches successives qui indique un sentier à suivre en cas de visibilité réduite). Une recherche rapide sur internet, le lendemain, nous a permis de se rassurer : nous avions bien foulé le sommet de Jefferson.

Sommet de Mt Jefferson…sûrement

Nous avons repris le chemin inverse pour rejoindre l’abri des arbres. Mais nous avons perdu la trace des inukshuk dans une visibilité presque nul et la condensation gelée sur nos lunettes. Petit moment intense, mais on ne panique pas, on a pas le droit. On estime notre trajectoire en se fiant à la direction générale du vent lors de notre monté. 15 minutes plus tard, nous retombons sur un inukshuk.

Là où on avait laissé nos surplus.

 

On est trop fort, mais le vent glacial a eu raison de mes pommettes brûlées. Il me reste une pièce du puzzle à figurer : comment porter un système de protection faciale sans que les lunettes embuent et gèlent. Les suggestions sont les bienvenues.

Dim

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